Inside : Playdead n’est plus un petit du jeux vidéo

Quand on lance Inside, on n’est pas dépaysé. Dès l’instant ou on lance le jeu, on retrouve toute la pâte qu’on a tant aimé dans Limbo, c’est-à-dire le petit bonhomme sans expression dans un univers monochromatique (du moins pour le premier tiers pour Inside). On est toujours dans de la plateforme 2.5D et on est sur un enchaînement de plateforme et d’énigmes avec des morts très physiques. 

Sauf qu’on n’est pas sur un reskin de Limbo. Inside est la forme finale du style Playdead., on le ressent dans les premières minutes avec un univers beaucoup plus prononcé que ce soit d’un point de vue visuel ou en accentue la noirceur pour mettre en valeur quelques détails pour qu’on puisse comprendre l’univers et pour mettre en détail quelques indices lors des différentes énigmes. 

C’est aussi un jeu beaucoup plus agréable d’un point de vue gameplay. Exit le côté frustrant du die and retry de Limbo ou sauter était une affaire de millimètre. Inside est un jeu qui se veut accessible à beaucoup de monde et veut surtout mettre en avant sa narration. Si on observe bien l’arrière-plan, il y a tout un art pour raconter cette histoire sans dialogue, sans texte. En utilisant ce procédé, l’histoire d’Inside est très forte surtout quand elle est aussi racontée par la boucle de gameplay toujours renouvelé. Par exemple on va parfois utiliser un sous-marin, parfois, ce sont des énigmes avec la musique, parfois c’est par rapport à la gravité. Les énigmes sont en raccord avec le gameplay, la musique est en raccord avec l’histoire et le propos du jeu ce qui permet à Inside d’être un jeu court, mais intense. 

Inside est un jeu à ambiance, cette ambiance on n’arrive pas à trop à la comprendre quand on lance le jeu, mais toute l’intelligence de la narration de Laurids Binderup et de la mise en scène de Ant Jensen c’est qu’ils nous font comprendre qu’on fuit un danger et ce danger fait peur quand on est attaqué par les chiens, quand des adulte tire sur nous. On ne sait pas la menace, mais cette menace elle est forte et quand cette menace nous touche on ne se sent pas très bien. Pour donner un exemple, quand le personnage se faisait mordre par le chien, j’avais envie de fermer les yeux face à cette violence, mais cette violence est en raccord avec l’univers proposé par Playdead. 

On peut même parler d’horreur quand on évoque le cas de la musique Inside. Portant ce n’est pas un jeu qui à une bande son, c’est pas un jeu ou on va s’amuser à écouter toutes les musiques en boucle façon FF, mais les rares moments ou il y a de la musique, elle nous évoque quelque chose et ce quelque chose c’est l’horreur de l’univers. On voit toute l’influence des films d’horreurs dans l’utilisation de la musique et on est sur quelque chose de très froid et frissonnant. 

Inside est ce qu’on peut appeler un jeu d’auteur et comme toutes œuvres faites par des auteurs, on est invité à refaire le jeu plusieurs fois afin qu’on puisse peaufiner notre point de vue sur l’oeuvre et que les discussions soient de plus en plus riche pour résoudre l’énigme Inside. C’est si passionnant de lire les différentes discussions autour du jeu, de découvrir différentes théories afin qu’on puisse résoudre l’énigme Inside, car il n’y a pas une vérité générale, mais plusieurs vérités qui change selon notre perception. En plus de son côté auteur, c’est toute une notion de partage qui se met en place et à chaque fois qu’on entend le mot Inside, on veut en parler et en débattre, car Inside est l’un des jeux importants de cette décennie. Limbo faisait partie de la première vague des jeux indépendants, Inside on parle même plus de vague, car on place Inside sur la même table que de très grosses productions. 

On peut aussi saluer une dernière fois toute l’intelligence dans la conception de Playdead qui nous invite à faire une seconde fois le jeu en obtenant tout les collectibles à travers des pièces secrètes pour obtenir une fin alternative. Quand on a fini une première fois le jeu, cette autre fin prend une autre tournure comme si Ant Jensen et son équipe nous donnait quelques indices pour comprendre l’énigme Inside. 

  • Réalisateur : Arnt Jensen
  • Scénariste : Laurids Binderup
  • Compositeur : Søs Gunver Ryberg
  • Studio : Playdead
  • Genre : Puzzle-Plateforme, Aventure
  • Première sortie : 29 Juin 2016 (Xbox One)
  • Disponible sur Xbox One, PC, PS4, IOS et Switch
  • Synopsis : Seul et pourchassé, un garçon se retrouve entraîné au cœur d’un sombre projet.

Pour aller plus loin :

Une réflexion sur “Inside : Playdead n’est plus un petit du jeux vidéo

  1. J’ai découvert Inside il y a un petit moment maintenant. Merci d’en avoir parlé si justement. Ton article m’a vraiment permis de replonger dans l’univers si particulier de ce jeu. C’est vrai que c’est un puits sans fond d’interprétations et c’est ce qui le rend si fascinant.

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