Orgueil et Préjugés : Le choix de choisir ce que l’on veut

Pas besoin de rappeler l’immense chef d’œuvre de la célèbre Jane Austen dont on a suffisamment adapté ses œuvres sur le grand écran. En dehors d’Orgueil et Préjugés qui a eu le droit à un téléfilm et d’une mini-série, on a pu avoir des adaptations « d’Emma », de « Raison et Sentiments » ou encore « Persuasion ». Difficile de sortir un film de sa longue liste d’ouvrage, mais s’il y a un seul livre qu’on pourrait retenir par ce qu’il parle de lui depuis des années, c’est bien Orgueil et Préjugés.

Quand en 2004, Joe Wright a été embauché pour faire cette adaptation au cinéma, du livre de Jane Austen, on était assez surpris du choix. Après deux premiers courts-métrages dans la fin des années 90, le futur cinéaste britannique avait fait trois mini-séries. « Nature Boy » (2000), confronte un jeune garçon entre la nature dont il passe du temps et la culture urbaine dans laquelle il vit. « Bodily Harm » (2002) parle d’un courtier dans une banlieue ayant perdu son emploi dont sa vie défile suite à cet événement. Ces deux mini-séries qu’il a réalisé évoque un réalisateur qui s’intéresse au réalisme-social, mais on pouvait avoir un avant-goût de Joe Wright s’intéressant à de l’historique avec sa dernière mini-série en date « Charles II: The Power & the Passion » (2003) qui s’intéresse à Charles II.

Bien que différent du point de vue date de l’œuvre originale :  Orgueil et Préjugés, se déroulait au XVIIe siècle, dans le livre de Jane Austen. L’adaptation se déroule au XVIIIe, mais l’histoire reste toujours la même : dans un petit village d’Angleterre, ou Mrs. Bennet (Brenda Blethyn) veut marier ses filles et l’arrivée des nouveaux « voisins » se nommant M. Bingley (Simon Woods) et son ami M. Darcy (Matthew Macfadyen) va plonger Elisabeth (Keira Knightley)  et sa grande sœur Jane (Rosamund Pike) dans des histoires de cœurs assez mouvementés.

Orgueil et Préjugés : toutes les infos sur l'adaptation du roman de Jane  Austen

C’est donc un sacré morceau, qui attendait le futur réalisateur des « heures sombres ». Il a compris l’essence du classique de Jane Austen en changeant d’époque, afin d’accentuer un propos. Le choix du XVIIIe siècle est un choix de Joe Wright et de la scénariste qui a passé un long moment sur l’écriture. Pour eux, c’était une volonté de voir une Angleterre influencée par la révolution française. Pour Wright, c’était aussi un moyen pour que les robes représentent un facteur important sur la richesse ou la pauvreté d’une famille. Le travail de Jacqueline Durran sur toute la partie des costumes lors des bals est essentiel afin que Joe Wright puisse s’appuyer dessus afin d’étaler son propos.

Ce que le cinéaste britannique veut parler, c’est le mariage à cette époque. Le mariage est assez important dans les familles des campagnes anglaises. Joe Wright ne se trompe absolument pas, quand c’est évoqué dès les premiers instants lors de l’arrivée des riches voisins. Les nouveaux voisins signifiant de la richesse, et un moyen pour la famille Benett d’assurer un avenir, sur lequel Mrs. Benett compte beaucoup. Les bals et autre représentation importante sont un moment assez attendus chez la famille Benett. C’est l’occasion de faire des rapprochements et d’envisager un possible mariage. Joe Wright ne rate aucun détail afin de montrer cette importance. Tout se joue sur le regard, sur les discussions, sur notre façon de marcher. Tout détail a une importance et cela se traduit par la caméra du cinéaste britannique qui se promène à l’intérieur du bal comme spectateur des événements. Avec les costumes on est plongé avec facilité dans cette époque. C’est un véritable plaisir de regarder ces moments représentant assez bien la société de cette époque.

En dehors de son histoire si bien adapté, quand on voit ce que Joe Wright fait avec Elisabeth Benett, c’est un film nous emportant par sa mise en scène. « Orgueil et Préjugés » démontre d’une histoire de romance magnifiquement mis en scène. L’orgueil et préjugé de Joe Wright s’inspirent beaucoup de films d’époques, comme « Raison et Sentiments » (Ang Lee) ou encore « Persuasion ». Regarder « Orgueil et Préjugés », c’est aussi être dans une seconde maison, être dans la maison du romantisme quand on revoit tous les plans magnifique respirant le romantique. On retrouve la pluie forte, ou encore la beauté naturelle de la campagne anglaise. C’est des plans qu’on retrouvera dans beaucoup d’autres films s’inspirant de l’adaptation de Joe Wright. Ses plans nous plongent dans cette époque, on arrive à être émerveillé malgré un Mr. Darcy en mode regard ténébreux, mais dépressif du début.

Pride & Prejudice 2005 - Orgueil et Préjugés photo (14820260) - fanpop

Même si la version en série de la BBC reste dans la tête des fans. Il suffit de voir les nombreux gens parlant énormément de la performance de Colin Firth en Mr. Darcy. Sans arrêt, on voit des comparaisons. Même quand on parle d’ « Orgueil et Préjugés et Zombies », on parle de Colin Firth. En même temps, on n’est pas tellement gâté niveau interprétation. Celui incarné par Matthew Macfadyen incarne rien du tout. Je sais qu’il y a des gens qui apprécie le parti-pris de Joe Wright, et c’est vrai au début, le côté ténébreux de cette interprétation est intéressante. Le problème, c’est qu’en-dehors de ce regard pas si subtil, tu as l’impression de voir un chien battu, de voir quelqu’un de dépressif, qui ne raconte absolument rien. On est très loin du charisme du personnage décris dans le livre. Pourtant, on parle quand même de Mr. Darcy, le fameux Darcy qui arrive à tourmenter  Elisabeth. Darcy, c’est le seul gros défaut du film. Si on a cette tendance à toujours reparler de l’interprétation de Colin Firth, c’est peut-être parce que dans les quelques adaptations qu’on a pu apercevoir, l’interprétation de Fith n’a jamais était égalé.

Avec le temps, le film de Joe Wright a acquis une certaine notoriété. Joe Wright et la scénariste Deborah Moggach ont en un sens modernisé l’œuvre de Jane Austen. Il arrive que parfois, on retrouve un côté film de romance pour adolescent. Joe Wright dit s’être inspiré de « The Breakfast Club » et « Seize bougies pour Sam ». Comme dit tout à l’heure, je trouve que de la façon dont le cinéaste aborde cette question du mariage est très facile à comprendre. On peut facilement le transposer à notre période, par ses dialogues. on peut s’arrêter quelques secondes pour saluer le travail d’Emma Thompson, qui n’a pas voulu être crédité, mais qui a offert un joli coup de main. « Orgueil et Préjugés » de Joe Wright garde ce film patrimonial sur la campagne anglaise, sur les mœurs de la période dans laquelle le film se passe, mais ajoutant des touches de modernité parlant au jeune public. Ce n’est pas pour rien que c’est un film avec une certaine importance. C’est un classique de la comédie romantique.

Si ce film marche énormément, c’est qu’elle était incarnée par une très grande actrice, qui a tout le charme qu’on pense d’Elizabeth Bennet. On connaissait déjà Keira Knightley dans des films qui ont une certaine popularité comme « Love Actually », mais c’est en voyant le premier « Pirates des caraïbes » en 2004, qu’on se dit qu’il n’y avait que la comédienne britannique pour incarner Elisabeth. Elisabeth est quelqu’un avec un esprit vif, c’est quelqu’un d’actif, c’est quelqu’un d’engagé et c’est enfin quelqu’un qui avec un grand sens de l’humour, quand elle taquine M. Darcy. Cela nous fait beaucoup penser à son père (Donald Sutherland), même s’ils ont rendu le père très sympathique dans cette version, alors qu’il ne fait rien dans la vie de la maison. Keira Knightley n’a pas besoin de jouer Elizabeth, car elle est Elizabeth. Elle est Elizabeth quand elle fait du cinéma, mais elle est aussi Elisabeth en dehors du cinéma. On aime terriblement cette interprétation d’Elizabeth, si personnelle, mais si intéressante. On le dira jamais assez, mais Keira Knightley est une actrice formidable et épatante.

Orgueil et Préjugés (Pride & Prejudice en VO), est un film réalisé par Joe Wright. Adapté du livre Orgueil et Préjugés de Jane Austen par Deborah Moggach. Avec Keira Knightley, Talulah Riley, Rosamund Pike, Jena Malone, Carey Mulligan, Donald Sutherland, Brenda Blethyn, Claudie Blakley, Smon Woods, Kelly Reilly et Matthew Macfadyen.


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