Pitch Perfect : Et si on chantais la marseillaise avec les Bella en a capella (je pense que c’est pas forcément une bonne idée

Pitch Perfect à tout de cette comédie teen vu et revu se passant dans un campus d’une fac américaine. On y suit Beca (Anna Kendrick) qui a le syndrome qu’on retrouve dans beaucoup de comédies teen qui n’ont pas forcément d’ami et qui ont un rêve. Pour Beca, c’est de produire de la musique, et elle préfère écouter de la musique que plutôt de parler de la personne à côté d’elle. Un bon jour, même dans le début de l’année scolaire, au moment de la rentrée ou elle va dans cette sorte de forum des associations des campus, elle va faire connaissance avec le monde du chant a capella dans le monde universitaire. Elle y va à reculons sans vraiment vouloir y aller puis va s’attacher à cette équipe avec qui elle va chanter des classiques de la chanson, des choses un peu plus moderne et des battles. Le tout en a capella.

D’ailleurs, cet univers de compétition en a capella, n’est pas une invention. Pitch Perfect se base sur le livre de Mikey Rapkin : « Pitch Perfect : The Quest for Collegiate a Cappella Glory ». Mikey Rapkin est le rédacteur en chef du magazine QG, il a écrit ce livre, car il a passé tout une saison à couvrir les compétitions de a capella, dans les universités. Elizabeth Banks qui a lu le livre, a demandé à Kay Cannon d’écrire un script pour cette adaptation à puiser sur les connaissances que le journaliste à écrit dans son livre. De ce qu’on entend, les équipes qu’a suivies Rapkin représentent les deux équipes qu’on suit dans le film. Par exemple, Les Troubadurs se sont inspiré des Beelzebubs de l’université de Tufts à Boston et pour les Bellas cela se rapprocherait des Divisi de l’université de l’Oregon à Eugene.

Pitch Perfect, c’est surtout un voyage dans cet univers. Outre le fait d’avoir tourné le film dans l’université d’état de Louisiane. Afin qu’on soit immergé dans ce monde, Elizabeth Banks a fait appel à deux personnalités du A Cappella, mentionner dans le livre : Deke Sharon, le fondateur de l’internation championship of College a Capella, et Et Ed Boyer. Ils sont assez importants dans la production du film, ils ont produit toute la partie musicale et ont organisé un boot camp a cappella d’une durée d’un mois. Cela nous donne cette sensation que le casting est pleinement impliqué dans ce film.

On ne s’attardera pas sur la réalisation de Jason Moore dont c’était son premier long-métrage, lui qui était habitué à réalisé des épisodes de séries pour adolescents avec « Dawson, ou encore « les frères Scott » dans les années 2000. Le choix du réalisateur reste intéressant, car « Dawson » et « les frères Scott » sont des teen drama. C’est des dramas populaire chez les adolescents dans les années 2000, surtout pour « les frères Scott » qui a bercé toute une génération. Même s’il a réalisé pas non plus énormément d’épisodes (il est crédité sur seulement une douzaine d’épisode.), on ressent cette réalisation télévisuel dans les teen drama. Ce n’est pas pour sa réalisation d’une banalité dans des séquences censés être importante qui nous donne envie de chanter avec les comédiennes. La force de ce réalisateur, c’est de connaître ce milieu dans la réalisation d’une œuvre se passant dans un campus. On ressent dans Pitch Perfect, cette ambiance dans un campus, cette joie d’appartenir dans un groupe, l’excitation dans ces tournois interuniversitaire. Il arrive à créer une énergie au sein d’une équipe, dans un casting assez fourni.

Le casting, c’est la grande force de Pitch Perfect. Les différents acteurs sont crédibles dans leurs rôles. Ce sont des personnages attachants, à l’image des actrices allant d’Anna Kendrick qui joue cette étudiante dans son monde, mais rebelle. Rebel Wilson, qui joue Amy, dont on le verra plus tard, excelle dans un rôle comique, dans un rôle ou toujours, elle assume ce qu’elle est, avec cette auto dérision dont elle a ce secret. Anna Camp, qui incarne Aubrey Posen, la chef des Bellas, qui incarne ce côté traditionnelle des Bellas, nous montre l’image de la fille a qui on demande toujours d’être la meilleure, que l’échec n’est pas une option. On a aussi Britanny Snow incarnant Chloe Beale dans le film qui est la seconde des Bellas et qui en quelques sortes et la caution gentillesse des Bellas. On pourrait faire tout le listing des Bellas, mais chacune coche la case du cahier des charges dans ce genre de production. L’écriture n’est pas subtil, mais tout le monde est représenté par un personnage. Chose qui est importante et même essentiel dans des films voulant toucher un public adolescent.

C’est pareil au niveau des comédiens, qui eux aussi sont très bons. On a Skylar Astin qui incarne Jesse Swanson qui a un charisme et une voix si agréable à écouter. Ben Platt  joue Benji Applebaum le colocataire de Jesse avec qui, il va former un duo très sympathique, mais surtout, il y a Adam Devine, dont il a le rôle du chef des Troubadours et qui démontre déjà tout son potentiel comique. Chaque scène, il propose quelque chose, il est toujours en train de se démarquer, mais ce n’est rien par ce qu’il va proposer dans la suite de Pitch Perfect.

Puis impossible de ne pas citer les deux commentateurs incarnés par John Michael Higgins et Elizabeth Banks arrivant toujours à sortir la petite phrase au bon moment. C’est un peu la caution humour dans les phases de compétitions. À chaque fois que je regarde Pitch Perfect, je trouve ses deux personnages aussi horribles que géniaux. Il m’arrive de vouloir revoir le film, juste pour entendre les quelques piques, notamment par rapport au côté traditionnel des Bellas.

À cause de ses différentes suites qu’on aurait pu s’en passer, notamment avec Pitch Perfect 3 démontrant un studio qui voulait toujours gratter quitte à faire du mal à la réputation d’un film. Pitch Perfect n’a pas le statut de comédie culte, mais on retiendra un film qui donne le gout au spectateur de chanter avec Anna Kendrick en a capella. Véritable film doudou, on est toujours dans un confort quand on regarde le film de Jason Moore. On ne dit jamais non à revoir Pitch Perfect tout seul ou avec des gens quand on a ce besoin de nous redonner une énergie ou même le sourire. Je le dis souvent dans mes chroniques de films sur ce début d’année 2021, qui sont les films que j’ai besoin de revoir dans ce début d’année, mais ce genre de film ce n’est pas de tout refus. On a besoin d’ondes positives et Pitch Perfect à beaucoup d’énergies positives à nous donner.


Pitch Perfect est un film de Jason Moore, adapté par Key Cannon, du livre de Mickey Rapkin ( Pitch Perfect : The Quest for Collegiate A Cappella Glory). Avec Anna Kendrick, Skylar Astin, Ben Platt, Brittany Snow, Anna Camp, Rebel Wilson, Alexis Knapp, Ester Dean, Hana Mae Lee, Kelley Jakle, Wanetah Walmsley, Shelley Regner, Caroline Fourmy, Nicole Lovince et Adam Devine

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