[FIFF 2021] Ailleurs, Partout : A quoi ressemble le monde à travers cette double histoire

Un jeune homme dans une chambre, quelque part en Angleterre. Sur l’écran d’un ordinateur, des images des quatre coins du monde. On traverse les frontières en un clic tandis que le récit d’un autre voyage nous parvient par bribes, à travers des textos, des chats, des conversations téléphoniques, l’interrogatoire d’un office d’immigration. C’est le voyage de Shahin, un jeune Iranien qui fuit seul son pays.

Ailleurs, partout

Si je vous disais qu’on peut faire le tour du monde en quelques jours, vous me croyiez ? Je pense que la réponse serait sans doute non. On pense à faire le tour du monde en prenant le train, l’avion ou encore le bateau. Avec les nouvelles technologies, il est possible de faire le tour du monde d’une autre façon, en faisant quelques cliques depuis son ordinateur. En effet, il y a des webcams partout. On peut décider de regarder la webcam live de Paris pour aller ensuite à New York. C’est tout le monde qu’on peut observer sans jamais bouger. C’est sur ce procédé que les réalisatrices vont faire ce documentaire en utilisant uniquement les webcams, mais sans jamais utiliser une caméra. 

Quand on commence le documentaire, il y a quelque chose d’assez captivant à regarder. Ses images qui pourtant sont de mauvaise qualité, car c’est de la webcam live, nous offrent des moments hypnotisant. On se laisse emporter par ce qu’on voit. Derrière ces images qui s’enchaînent, c’est quelqu’un qui décide des images qu’on regarde et cette personne, c’est Shahin qui a une histoire à raconter.

Il y a un côté intéressant dans le documentaire des deux réalisatrices à nous faire imaginer l’histoire de Shahin en hors-champ, tout en observant le monde et les personnes qu’on voit à l’image. On se laisse imaginer le périple de Shahin, un Iranien qui décide de fuir son pays pour aller en Angleterre. Même si on n’a pas d’image de ce voyage, Isabelle Ingold et Vivianne Perelmuter nous mettent à l’image des textos, de l’audio ou encore des conversations téléphoniques. Plus le récit de Shahin avance, plus il se rapproche de son objectif, mais l’inquiétude augmente par la même occasion. On a envie qu’il s’en sorte.  En suivant son périple, on commence à comprendre ce que peuvent vivre des personnes qui ont fui leurs pays. Ce sont des périples dangereux, mais ce n’est pas comme si les personnes comme Shahin avait le choix.  

Aavec ce documentaire, c’est un moyen de montrer le monde dans sa globalité. Les images étant en décalage complet avec l’histoire de Shahim, cela nous laisse imaginer ce que font les gens. Les réalisatrices disaient que dans la préparation, c’est comme un documentaire classique. Il y avait des repérages afin de voir les lieux ou il y avait de l’animation, ou c’est calme. C’est tout un travail afin de comprendre les habitudes des gens dans un endroit selon les saisons. On pourrait dire qu’en faisant ce documentaire, les réalisatrices savent beaucoup de chose sur notre monde, juste en observant les différentes caméras. C’est quand même incoyable ce qu’on peut faire avec la tehnologie.

Ailleurs, Partout, est un film de Isabelle Ingold et Vivianne Perelmuter

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